NOROY LE BOURG





Noroy-le-Bourg, chef lieu et bourg fortifié.


Il ne s'agit nullement, cher lecteur, de faire une histoire complète de Noroy mais de présenter quelques traits particuliers du bourg, afin d'inviter le lecteur curieux à visiter ce beau village.

La situation de Noroy  Noroy-le-Bourg se situe à la croisée des routes venant de Cerre au sud-est, de Villersexel à l'est, de Vesoul à l'ouest et de Lure au nord, sur une plate-forme plus ou moins plane à 370 mètres d'altitude. Notre chef-lieu est donc bien centré au coeur du canton et de la Communauté de Communes des Grands Bois, sur un domaine de plus de 16 600 hectares. Le village, encadré par quatre collines (2*) assez élevées, s'étend sur les premières pentes des Crays de Vaudemouge au nord. L'endroit est ouvert sur une large vallée bien irriguée, au sud, qui se poursuit jusqu'à Cerre et Autrey et sur Calmoutier au nord. Le terrritoire est l'un des plus boisés de Haute-Saône. Le bois a donc toujours été une ressource essentielle pour les Noréens.

La géologie  La toponymie du lieu évoque très clairement les accidents du terrain et les différentes manifestations géologiques. Les creux et les pertes de ruisseaux sont en effet nombreux sur Noroy comme la perte du moulin au maire, ou les crays typiques d'un sol calcaire. Le dernier circuit pédestre ouvert par notre association, le circuit du Veuvey, permet de découvrir ces nombreuses manifestations. De ce site surplombant les environs, des cours d'eau jaillissent du sol comme celui de la Tiolère qui arrose le territoire de Cerre. Notons tout de même la présence de minerai de fer exploité au XVIIIème siècle, en allant sur Dampvalley au lieu-dit de Champanneau ainsi que des carrières de pierre comme celle qui fut exploitée sur la Côte, en Montant Roche (3*).

L’histoire du Bourg  Tentons de retracer quelques épisodes marquants du bourg. Le site de Noroy pourait remonter à l'époque celtique avec les traces d'une ancienne voie, le chemin de Péruze qui gravit la côte Champfleurey, notons de plus la fameuse Pierre-qui-vire sur le territoire de Dampvalley-Colombe : monument druidique? Les traces de vestiges témoignent de l'occupation romaine (4*). Ils ont été retrouvés lors de la construction des fontaines de Cerre, dans les années 1850, à proximité du ruisseau de la Tiolère. Cela pourrait témoigner de l'existence d'une villa gallo-romaine avec son domaine agricole. Mais Noroy reste intimement lié à l'époque médiévale et à la présence des archevêques de Besançon, véritables seigneurs du lieu, dès le début du XIVème siècle. Des textes de 1596 font d'ailleurs mention de Noroy – l'Archevêque et ce, jusqu'en 1793. Le premier archevêque à être le seigneur de Noroy est Vitalis, par un traité avec Renaud de Bourgogne (5*), en 1314 qui lui cède le domaine de Noroy. Le bourg restera sous la coupe des archevêques jusqu'à la Révolution. En 1360, l'archevêque décide l'édification hasardeuse d'une place forte à Noroy. Il octroie alors aux habitants, en récompense de leurs efforts, une charte d'affranchissement qui leur accorde certains privilèges. Les habitants deviennent donc des bourgeois affranchis de la mainmorte. Le bourg fortifié décrit par Pizard est un carré irrégulier composé de quatre tours reliées par un chemin de ronde. La superficie à l'intérieur est de 12 hectares. Les murs sont percés par trois grandes portes, au nord, à l'est et au midi, ouvertes à l'angelus et fermées au coucher. Les pierres ont été extraites de la montagne de Cray, d'où l'on a construit également une grande tour, à l'extérieur des remparts. Signalons également au niveau du presbytère actuel une maison forte plus ancienne que les fortifications. C'est la résidence seigneuriale et le lieu où s'excerce la justice. Quelques pans de murs et un nom de rue, ( la rue des remparts) témoignent aujourd'hui de cet épisode. Le bourg comptait aussi trois moulins situés dans le Breuil. Cela n'a pas empêché Noroy de se faire envahir et piller suite à des conflits entre l'Eglise et les seigneurs laïques de la Comté. Noroy est érigé en châtellenie (6*), en 1493, mais subit l'occupation française de Louis XI, avant de passer sous la coupe de Charles Quint en 1530. Commence une période de relatif calme pour la Comté, dans laquelle Noroy est tout de même en procès avec Saint-Igny pour la délimitation de ses forêts et le maintien de ses droits sur les communaux. Cependant, l'invasion des Lorrains et des Français va conduire au sac de Noroy en 1595 et va amorcer une période horrible pour Noroy et toute la Comté : la guerre de Dix ans. Ce conflit va amener la ruine et la désertification du territoire, poussant les habitants à se réfugier dans les bois et créer les fermes des Regardots, des Couleris, des Mauvais et des Patineys. Commence désormais l'époque française de l'Ancien Régime, après la conquête de Louis XIV. La présence d'un bailli, véritable chef du village et l'installation de nouvelles magistratures locales incorpore Noroy dans le système administratif et politique de l'Ancien Régime. Les fortifications à l'état de ruines en 1700 ont été démantelées par les habitants du bourg et les fossés comblés ont été vendus aux enchères. Depuis 1789, le bourg est devenu chef lieu de canton, à la tête de 12 communes (7*), avec de nouvelles institutions municipales et judiciaires : un maire assisté d'un procureur et de plusieurs officiers municipaux. Le premier maire de Noroy, élu par les citoyens actifs réunis dans l'église le 27 janvier 1790, est le citoyen Courtot, François, ancien garde du corps du Roi, commandant la milice nationale du lieu. Sous la Convention, le village change provisoirement de nom pour devenir Noroy-les-Bois, en 1793. Noroy compte à l'époque un millier d'habitants et possède de nombreux commerces. La plupart des habitants sont agriculteurs dans le bourg. Cela n'enrayera pas le déclin et la dépopulation progressive.

Le patrimoine Promenons-nous maintenant dans les rues tortueuses et médiévales du vieux Noroy où l'oeil du marcheur se posera sans doute sur les fontaines du bourg, de vieilles fermes et la monumentale église. On comptait autrefois dix fontaines, dont trois privées. Le XIXème siècle voit apparaître l'hygiène et la santé. La fondation des fontaines contribue à ce phénomène et permet d'amener l'eau au centre du village. Il s'agit de véritables monuments à la gloire de l'eau, pensés et étudiés pour les lavandières, mais également pour le bétail qui vient s'abreuver. Les jolies fontaines de Noroy sont toutes très différentes. Elles sont éparpillées pour desservir tous les habitants. Elles font appel à des matériaux divers et à des formes diverses: sans en dire davantage, je vous invite à les découvrir. Chemin faisant la mairie-école apparaît sous nos yeux. Siège de la justice de paix, elle est construite entre 1862 et 1864. Signalons aussi la plaque indicatrice de la gare du tramway fixée au mur de la façade du côté de la place de la fontaine. Mais voilà que s'élance sous nos yeux l'église paroissiale, de style néogothique et sa flèche de 52 mètres, visible à la ronde. L'origine d'une église à Noroy pourrait remonter au Xème siècle. Plusieurs fois remanié, elle est reconstruite entre 1878 et 1880, pour remplacer le précédent édifice de 1716. Avec le presbytère à ses côtés, remanié aussi au début du XVIIIème siècle, elle est aujourd'hui l'église de l'unité paroissiale. Mais bien d'autres richesses sont à découvrir dans ce magnifique bourg. LAURENT Johan

Notes explicatives: (1*): L'oeuvre de ce magistrat, habitant de Noroy, de la fin du XIXème siècle, malgré quelques erreurs, est une mine précieuse d'informations. Je vous invite à vous y reporter. (2*): "La montagne dite de Roche couronnée par le plateau de Champfleurey, forme avec trois autres moins élevées, dites de la Côte, de Crabennesot et de Craie, un quadrilatère au milieu duquel s'étend une plaine assez spacieuse." ( page 1) - C. J. , Pizard , Documents inédits et notes historiques sur Noroy le Bourg, Saint-Igny et Calmoutier (en partie), (Haute Saône) , Tome I. (3*): Il s'agit des carrières dites de l'église, les pierres servirent à construire l'église de Noroy. (4*): Les vestiges romains sont des pièces de monnaies, des carrés de mosaïques, d'innombrables débris de tuiles et une lampe à huile. Le nom "Tiolère" est tiré directement du mot tuile. Y avait il une fabrique de tuiles en la Tiolère, ou une villa gallo-romaine? Quelle pouvait être la taille de ce domaine?... (5*): Renaud de Bourgogne est comte de Montbéliard, deuxième fils d'Alix et de Hugues de Chalons, sous la haute autorité de Othon IV, son frère, comte palatin de Bourgogne. En ce qui concerne le traité d'acquisition, se reporter au livre de C.-J. Pizard, (page 176 à 180). (6*): La châtellenie est une circonscription seigneuriale , ce qui signifie l'étendue de la juridiction du bourg sur les environs. (7*): Les 12 communes du canton: Noroy, Calmoutier, Autrey-lès-Cerre, Montjustin, Saint-Igny, Borey, Esprels, Vallerois-le-Bois, Dampvalley, Cerre, Baslière et Liévans. Mais la loi du 28 pluviose an VIII, -17 février 1800- apporte des modifications: Baslière rattaché à Vallerois, Saint-Igny à Villers-le-Sec qui fait désormais partie du canton, ainsi que Colombe, Essernay, Vallerois-Lorioz, La Demie, Neurey et Colombotte. op. cit. , notes de bas de page, p 487- 488, tome II. Pizard.

Sources et bibliographie: - Dictionnaire des communes de la Haute - Saône édité par la Salsa. - François M. & Rénet C., La Haute - Saône, Mémoire en image, Alan Sutton, (2005), 190p. - Rénet (Christian) , Les cantons de Saulx et Noroy-le-Bourg, Mémoire en images, Alan Sutton, (2002), 127p. - C. J. Pizard , (ancien avocat , ancien bâtonnier, etc) , Documents inédits et notes historiques sur Noroy le Bourg, Saint-Igny et Calmoutier (en partie), (Haute Saône) , Tome I et II , imprimeur Cival, Vesoul, (1888). - pour la topographie des lieux: Carte IGN 3421 E, de Villersexel, 1:25000 série bleue.

Journée indonésienne du 18 novembre 2007


Costume de mariage de Michel et Natjé Delhon Photo du mariage
Exposition de tissus indonésiens Petits objets en bois
Vue de la salle de Noroy Encore de jolis tissus
Marie-Agnès Carrey, Michel Delhon, le représentant de l'ambassade indonésienne

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Journée du 17 mai 2008 organisée par l'association des Hommes et des Traditions

Stand du Borplacal et des Hommes et des Traditions Christian et Franck cuisent les gaufres à l'ancienne Marie-Agnès et Françoise sucrent les gaufres et les servent aux clients Vue de la rue du Pautet à Noroy le Bourg
Chantal de l'Arboretum de la Cude à Mailleroncourt présente l'Association des Hommes et des Traditions Christine de Vy les Lure, aquarelliste de l'association des Hommes et des Traditions expose ses jolies peintures
Gérard Gaussin de l'association des Hommes et des Traditions, ébéniste à Athesans montre ses belles fabrications Expositions de photos des Marais de Saulnot (l'association des Marais fait partie des Hommes et des traditions)
Splendide tableau du peintre Georges Mathieu de Marast (de l'association des Hommes et des Traditions) Cheval Hollandais qui fût attelé à une calèche pour promener adultes et enfants Des poneys promenaient les enfants
qui veut de jolis paniers ? Superbes dentelles
Pour bien accueillir les visiteurs et amis Très belles gravures sur verres
C'est le moment de s'occuper de son jardin Etalage de la miellerie d'Oppenans de Christian Becker de l'Association des Hommes et des Traditions
Présentation d'une belle réalisation du ferretier de Villers le Sec au lieu dit Les Belles Baraques (de l'association Des Hommes et des Traditions). Belle exposition de l'Archipel du Soleil (M. et Mme Delhon) rue du Pautet à Noroy le Bourg (de l'association Des Hommes et des Traditions)

Journée du 18 mai 2008

Les personnes qui le désiraient pouvaient rendre visite ce jour là aux différents membres de l'Association des Hommes et des Traditions. Ou sur rendez-vous un autre jour.
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commune précédente : Montjustin commune suivante : Oppenans
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