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PERTE DU RUISSEAU DU MOULIN AU MAIRE L’eau utilise les points faibles de la roche tels que failles, fissures ou points de stratification (zone de jonction entre deux couches sédimentaires. Au maximum des intempéries, les eaux s’engouffrent en abondance dans les galeries souterraines pour former une véritable rivière. Rivière souterraine alimentée également par d’autres pertes : (perte de Combe Corneille, perte de Perfonds de Vaux, perte de Chaudrotte, perte de Fonçory). La totalité de ce réseau draine 1 200 ha (12 km²). L’origine du nom, Moulin au Maire, vient d’un ancien moulin, aujourd’hui disparu. Les Maires du village de NOROY se transmettaient, de maire en maire, le moulin. Avant la Révolution, les autres moulins du village appartenaient à l’Archevêque.
DOLINE D’EFFONDREMENT L’eau, en usant la roche par le bas, a fini par déstabiliser le plafond calcaire qui s’est effondré, formant la doline. La décomposition du calcaire accumule dans le bas-fond une formation minérale riche en fer et en alumine qui procure à cette argile la belle couleur rouge-vif.
LA VALLEE SECHE Vous êtes à l’entrée d’une VALLEE SECHE, creusée par l’eau. Au quaternaire, depuis 1,5 millions d’années, une alternance de périodes de climat froid et de climat chaud a régné sur nos contrées. Durant la période froide, le sol gelé en permanence était imperméable et une grande partie de la circulation d’eau se faisait à l’air libre. Au cours du réchauffement terrestre, sous la couverture de neige, persistant même durant de longs mois d’été, l’érosion devait être active et favorisait toutes les formes de corrosion : vallées, pertes, galeries souterraines, gouffres, dolines, grottes, résurgences. La rivière, après avoir creusé la vallée, est ainsi devenue une RIVIERE SOUTERRAINE.
GROTTE DE COMBE CORNEILLE Les fortes glaciations ont laissé l’empreinte de l’eau jusqu’aux points les plus hauts du secteur. Au fond de la grotte, un départ de cavité, très vite obstrué par des dépôts d’alluvions que l’eau a entraînés. Au plafond, on perçoit la puissance des racines qui descendent puiser fraîcheur et nourriture. Dans cette partie inférieure, les parois arrondies et lisses témoignent des différents niveaux, époques et quantités d’eau. L’eau, en creusant, finit par déstabiliser la roche et entraîner un effondrement du plafond en laissant apparaître cette fois des parois saillantes à l’endroit de la cassure avec le plateau. La roche nue, sous l’effet de l’eau, du gel et du dégel, s’éclate en petits morceaux ; on la nomme alors « chaille ».
GOUFFRE DU PETIT FRAIS PUITS La circulation de l’eau a creusé par le bas, une salle dont le plafond s’est effondré. En face, le départ d’une cavité : allons-y quelques mètres ensemble. Devant nous, une DIACLASE : faille verticale où l’eau s’est engouffrée, a viré avant de rejoindre la rivière souterraine. Cette entrée se continue sur quatre-vingt dix mètres et à quelques vingt mètres plus bas. La suite nécessite de gros travaux de désobstruction.
BELVEDERE DE LA VALLEE SECHE 4 30 m de dénivelé 4 90 m d’ici à l’autre rive Un torrent déferlait en direction de la Colombine. Cette dernière subira-t-elle le même sort ? Deviendra-t-elle aussi rivière souterraine ?
LA RESURGENCE DU VEUVEY La résurgence de la rivière souterraine du Veuvey sort de terre en trois endroits distants de quelques dizaines de mètres : 1. dans le fond du lit de la rivière (La Colombine), 2. dans un petit porche, 3. dans un plus grand porche, l’eau ne se mettant en pression que par grandes crues, quelques fois dans l’année. Un peu plus haut, une grotte a certainement servi de résurgence, à l’époque des premières glaciations.